Comment pratiquer l’apiculture dans son jardin ?

L’apiculture consiste à élever des abeilles mellifères, que les apiculteurs nomment aussi Apis mellifera. Cela fait des milliers d’années que les êtres humains s’intéressent aux abeilles et ils ont développé des techniques variées pour les domestiquer. Ainsi, il existe de nos jours de nombreux types d’apiculteurs qui passionnent de plus en plus d’adeptes : apiculture naturelle proche de la nature, apiculture de précision qui allie technologie et ruches,…

Bien souvent, l’attente de l’heureux propriétaire d’une ruche est de récolter du miel, pour le besoin de sa famille. Mais il est aussi possible de devenir producteur de miel et de le vendre. Quels que soient vos projets apicoles, vous pouvez pratiquer l’apiculture dans votre jardin et participer à la conservation des abeilles, malheureusement en voie de disparition.

Cet article se propose de présenter l’apiculture de loisir et les précautions qui doivent être prises pour bien débuter comme apiculteur amateur. Nous vous souhaitons bonne lecture.

Qui est l’abeille mellifère ?

L’abeille mellifère ou abeille domestique est un insecte qui vit en colonie. Celle-ci compte plusieurs dizaines de milliers d’individus qui interagissent et s’adaptent à leur environnement. Cet ensemble cohérent est considéré par les scientifiques comme un super-organisme où chaque individu vit pour la survie du groupe.

La plupart des abeilles d’une colonie sont des ouvrières. Ces ouvrières sont des femelles incapables de se reproduire. Leurs ovaires ont été bloqués dans leur développement. Les ouvrières sont chargées de construire le nid en produisant et en façonnant la cire. Elles produisent le miel à partir du nectar et le stockent dans les alvéoles des rayons. Elles s’occupent de nourrir les larves et de maintenir une température optimale à l’intérieur de la ruche. Enfin elles défendent leur nid des agresseurs et s’occupent de butiner les fleurs pour en prélever du nectar et du pollen. Chaque ouvrière exerce ces différentes activités au cours de sa vie. Ses missions changent avec son âge.

L’abeille est l’un des insectes les plus importants pour la pollinisation des plantes à fleurs

 

On retrouve dans la ruche – dès le printemps et jusqu’à l’automne – quelques centaines de mâles, souvent nommés faux-bourdons. On les dit peu actifs. Mais ils participent à la régulation de la température du nid en utilisant leurs ailes pour ventiler et faire circuler l’air. Leur principale mission est de féconder les jeunes reines. Chaque jour, ils quittent leur ruche et se rassemblent dans des lieux nommés des congrégations. Ils y attendent l’arrivée des jeunes reines vierges. Après les beaux jours, les faux-bourdons devenus inutiles ne sont plus nourris par les ouvrières. Ils sont chassés en dehors de la ruche et meurent ainsi de faim.

 

Enfin chaque colonie comporte une unique femelle capable de se reproduire. Il s’agit de la reine. Celle-ci peut vivre plus de 5 ans alors que les ouvrières et les mâles ne vivent que quelques semaines ou mois. Durant sa vie, la reine va pondre des centaines de milliers d’œufs. La reine ne s’occupe de rien d’autre que de pondre entre 1000 et 2000 œufs par jour. Elle dépend totalement des ouvrières pour être nourrie de gelée royale et être protégée.

Comment installer un rucher sur sa propriété ?

En France et dans la plupart des pays du monde, il est relativement facile de pratiquer l’apiculture. Et les lois sont généralement souples et permettent l’installation d’un rucher – terme qui désigne un regroupement de ruches – dans de nombreux endroits.

Quelles sont les lois à respecter pour pratiquer l’apiculture ?

En France, il est obligatoire de déclarer chaque année le nombre de ses ruches. Cette déclaration peut se faire en ligne et ne prend que quelques minutes. Une fois enregistré, l’apiculteur obtient une numéro que l’on nomme NAPI. Il doit être inscrit sur un panneau à proximité des ruches. Ou alors, sur les ruches elles-mêmes.

Les abeilles comme tous les animaux domestiques sont placées sous la responsabilité de leur propriétaire. Vous devez donc prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des personnes qui se trouvent à proximité de vos ruches.

La législation française impose le respect de distances minimales de sécurité entre vos ruches et le voisinage. Ces distances sont variables en fonction des départements et de la nature des constructions voisines. Les écoles, les casernes et les hôpitaux sont des lieux sensibles et les ruches doivent être placées à plus de cent mètres de ceux-ci. Des dispositions propres à une commune peuvent aussi être prises. Pour en savoir davantage, consultez votre mairie.

Mais le code rural prévoit une disposition supplémentaire qui permet de s’affranchir des distances de sécurité. Dès lors que les ruches et le voisinage sont séparés par une palissade, un mur ou une haie dense d’au moins deux mètres de hauteur, vous n’êtes plus tenu de respecter des distances de sécurité, souvent contraignantes. Il est ainsi possible d’installer une ruche à peu près n’importe où, si vous êtes propriétaire de lieu d’emplacement ou si vous obtenez une autorisation de celui-ci.

Enfin, bien qu’il ne soit pas obligatoire d’être assuré pour pratiquer l’apiculture, il est conseillé de souscrire à une assurance particulière. Renseignez-vous auprès de votre assureur ou d’une fédération apicole. Certaines proposent un service d’assurance à leurs adhérents.

Quels sont les meilleurs endroits pour positionner ses ruches ?

Comme nous venons de l’exposer, des distances minimales sont à respecter vis-à-vis du voisinage et de la voie publique. Mais le bon sens nous indiquera de placer les ruches à l’opposé des habitations voisines, lorsque cela est possible. Bien que les gens aiment les abeilles, ils ont souvent peur des piqûres. Informez-les sur votre projet et soignez vos relations de voisinage.

L’emplacement des ruches doit aussi prendre en compte l’exposition au soleil et aux vents ou courants d’air. Les ruches bénéficieront d’une situation protégée des vents dominants en hiver. L’abri d’arbres au feuillage caduque apportera de l’ombre aux colonies durant l’été, et de la lumière en hiver. La végétation placée tout autour du rucher permet de créer un microclimat favorable, mais aussi de limiter les nuisances causées par les abeilles. En forçant celles-ci à s’envoler à plusieurs mètres au-dessus du vol, on évitera bien des piqûres aux passants.

Pour produire du miel en quantité suffisante à leur survie et au besoin de l’apiculteur, les ruches doivent être installées dans un environnement à la flore abondante et diversifiée. Les abeilles butinent généralement dans un rayon de trois kilomètres, autour de leur colonie. Bien qu’elles soient capables de voler beaucoup plus loin, il faut veiller à placer ses ruches là où elles ne manqueront ni de nectar, ni de pollen.

Comment faire de l'apiculture dans son jardin ?
Les jardins urbains sont riches en fleurs et il est possible de récolter du miel en ville.

 

Les zones de bois et de prairies sont les plus favorables à l’apiculture. Mais il est aussi possible d’installer des ruches en ville. Les jardins publics, les jardins urbains et les balcons peuvent fournir une alimentation suffisante pour les abeilles. De plus, le microclimat plus chaud des villes allonge la période de butinage. Paris compte environ 2000 ruches. On en retrouve au Jardin du Luxembourg ou sur le toit de l’Opéra.

L’apiculture est-elle une activité dangereuse ?

Attention, les abeilles sont capables de piquer en nombre. Et certaines personnes sont allergiques à leur venin. Les accidents graves sont rares, mais ils arrivent parfois, lorsqu’une colonie est improprement manipulée.

Si vous souhaitez devenir apiculteur, vous devez vous former pour apprendre les bons gestes, mais aussi pour savoir réagir en cas de comportement anormal de votre colonie. L’utilisation correcte de l’enfumoir permet de limiter l’agressivité des colonies. Car la fumée brouille la communication entre les abeilles.

Votre sécurité dépend de vos agissements et n’oubliez pas que des abeilles rendues agressives sont capables de piquer sans distinction les personnes aux alentours, adultes et enfants, qui se trouvent parfois à plusieurs dizaines de mètres de distance.

Certaines lignées ou sous-espèces d’abeilles sont connues pour être moins défensives que d’autres. C’est par exemple de cas de la race Buckfast – originaire d’Angleterre – dont les ouvrières piquent rarement. Inversement la sous-espèce locale en France et en Belgique – nommée l’abeille noire – est souvent plus agressive. Bien que des différences existent entre les souches d’abeilles.

 

Que faire pour bien débuter en apiculture ?

L’apiculture est une activité ludique accessible au plus grand nombre. En France, pas moins de 62000 personnes élèvent des abeilles pour le plaisir ou dans le cadre d’une activité agricole.

Rien ne s’oppose à rejoindre la communauté des apiculteurs. Mais pour bien débuter en apiculture, il est nécessaire de procéder par étapes. En premier lieu, vous devez suivre une formation adaptée. Puis acquérir du matériel de qualité et enfin des abeilles en bonne santé.

Comment se former à l’apiculture ?

Il existe de nombreuses associations – ainsi que des centres de formations – qui proposent tout au long de l’année ou à l’occasion de sessions de plusieurs journées, des stages théoriques et des ateliers pratiques. Car l’apiculture nécessite de bonnes connaissances en biologie et en écologie de l’abeille. Mais aussi des gestes maîtrisés et du self-control face aux abeilles et à leurs piqûres. Il faut donc apprendre les mains dans les ruches sous la supervision d’un apiculteur expérimenté.

Après quelques jours d’instruction et de manipulation, vous serez prêt pour recevoir votre première ruche. Mais il vous faudra encore plusieurs années de pratique, pour devenir un apiculteur chevronné. Quel que soit votre niveau en apiculture, il est important de rejoindre une communauté d’apiculteurs. Vous pourrez alors trouver de l’aide et obtenir des conseils avisés auprès d’autres passionnés de votre région.

Si vous habitez en France, en Belgique, en Suisse ou au Canada, nous vous invitons à consulter la liste des ruchers écoles et des formations d’apiculteur https://apiculture.idlwt.com/formations-apiculture-en-france-belgique-suisse-canada/

Il y a de forte probabilité pour qu’un rucher école se trouve à proximité de votre domicile, même si vous habitez en centre-ville. Renseignez-vous le plus tôt possible pour obtenir une place, car il n’est pas rare que les sessions affichent complet une année à l’avance.

L’apiculteur apprend aussi par la lecture. Et vous pouvez trouver de nombreux ouvrages de qualité qui traitent de l’apiculture de loisir. Certaines revues comme l’Abeille de France (https://www.labeilledefrance.com/) abordent chaque mois des sujets qui intéressent aussi bien l’amateur que le professionnel. L’adhésion à ces revues permet aussi de souscrire à une assurance pour ses ruches.

Enfin, il existe aussi des MOOCs et autres formations à distance pour enrichir ses connaissances en apidologie. Certaines formations proposent des visioconférences en direct animées par des experts. La distance n’empêche pas l’interaction et la qualité des enseignements.

Où peut-on acheter son équipement d’apiculteur ?

Plusieurs magasins spécialisés proposent la vente de ruches et de matériel. Ces magasins assurent souvent la vente par correspondance et le paiement en ligne.

Il est possible de constituer un petit rucher pour quelques centaines d’euros. Un budget de 500 à 1000 euros permet de commencer dans les meilleures conditions. Vous devrez acheter une combinaison (si possible intégrale), des gants, un enfumoir, un couteau d’apiculteur que l’on nomme aussi un lève-cadres. Mais aussi et surtout une ou plusieurs ruches entièrement équipées.

Pour débuter en apiculture, il est conseillé de disposer d’au moins deux ruches. Vous pourrez ainsi comparer les comportements propres à chaque colonie. Si vous pouvez en acquérir trois ou quatre c’est encore mieux. Vous serez ainsi en mesure de produire vos propres colonies afin de contrebalancer la mortalité hivernale. Car il n’est pas rare de perdre une ou plusieurs colonies durant l’hiver, lorsque l’état sanitaire n’est pas bon ou que les réserves en miel viennent à s’épuiser.

L’achat de matériel d’occasion permet de réduire l’investissement. Mais la décote est moins importante qu’on pourrait le penser. En achetant du matériel de seconde main, vous prenez le risque d’acquérir des outils et des ruches contaminés par des maladies, comme la loque américaine. Là encore des apiculteurs sérieux pourront vous conseiller ou vous vendre du matériel de qualité.

Vous devez aussi faire le choix entre plusieurs modèles de ruches. Les plus communes sont les ruches Dadant et les ruches Langstroth. Mais il existe aussi des préférences régionales. Dans l’est de la France on retrouve beaucoup d’apiculteurs amateurs qui utilisent des ruches Voirnot ou des ruches alsaciennes. Enfin l’apiculture dite naturelle adopte plus souvent la ruche Warré, la ruche tronc ou la ruche kényane.

Nous vous conseillons de débuter par un modèle de ruche commun afin de pouvoir facilement vous procurer du matériel. La ruche Dadant est généralement choisie par les débutants.

Où peut-on trouver ses abeilles ?

Une fois que vous êtes formés et que vous disposez d’un matériel adapté à votre projet apicole, il est temps de peupler vos ruches. Il vous faut donc des abeilles !

La première option pour peupler vos ruches est de récupérer des essaims sauvages. Ceux-ci font leur apparition au printemps et parfois jusqu’en début d’été. Ces essaims sont souvent issus des colonies gardées dans des ruches. Ils ne sont donc pas à proprement parler “sauvages”. Mais dès lors qu’un essaim échappe à la vue de son propriétaire d’origine, il n’appartient plus à personne. C’est la loi. Vous pouvez alors le récupérer et il devient votre propriété.

Techniquement, la récupération d’un essaim demande une certaine expérience en manipulation des abeilles. Il faut aussi être prudent durant la récupération, notamment lorsqu’un essaim se trouve à plusieurs mètres de hauteur. Mieux vaut se faire assister par un apiculteur expérimenté, que courir le risque de se blesser.

Il est difficile de juger de la qualité d’un essaim. En principe, un bon essaim doit avoir un poids supérieur à un kilogramme. C’est-à-dire qu’il doit contenir au moins 10000 abeilles. L’essaim doit aussi être en bonne santé. Certains essaims sont malades et ne peuvent pas générer des colonies suffisamment fortes. Il est difficile de juger de l’état sanitaire d’un essaim. Les apiculteurs prudents évitent donc d’introduire un tel essaim dans leur rucher.

Pour débuter l’apiculture, il est plus facile d’acquérir auprès d’un éleveur une colonie déjà établie. On nomme une telle colonie un essaim sur cadres. Acheter dans une ruchette ou dans une ruche, cette jeune colonie va prendre une année pour s’implanter. Puis dès sa deuxième année la colonie sera capable de produire du miel. Le prix d’un essaim sur cadres varie entre 120 et 200 euros en fonction du type d’abeilles.

Quelles sont les difficultés en apiculture ?

L’apiculture est une activité technique, mais après quelques jours au sein d’un rucher école, vous n’aurez plus trop de difficultés pour allumer votre enfumoir, ouvrir vos ruches, manipuler les cadres de cire et inspecter l’état sanitaire de chaque colonie. Bien entendu, c’est en pratiquant que l’on s’améliore. Toutefois, veuillez ne pas trop déranger vos abeilles. Ouvrir trop souvent ses ruches est généralement une erreur de débutant. Le nid des abeilles est un espace privé qui souffre de dérangements intempestifs. L’ouverture refroidit l’ambiance du nid et nuit à la santé des larves.

Les abeilles sont présentes sur terre depuis des milliers d’années et n’ont pas besoin de l’Homme pour survivre. Pour cette raison, l’apiculture ne demande pas beaucoup d’interventions.

La difficulté majeure de l’apiculture est d’identifier et traiter correctement les maladies. En France, l’apiculteur doit craindre le varroa, un petit acarien qui fait des ravages depuis les années 80. Le varroa affaiblit les abeilles qu’il pique et ponctionne de leurs tissus gras. Il propage aussi des virus au sein de la colonie. Si rien n’est fait pour contrôler sa prolifération, la plupart des colonies d’abeilles disparaissent après quelques mois.

Pour garder vos abeilles en bonne santé, vous devez surveiller la présence du varroa et effectuer – au moins une fois par an – un traitement adapté. Là encore tout vous sera expliqué au sein du rucher école.

abeille varroa acarien parasite apiculteur
Cette abeille porte sur son dos un varroa. Cet acarien est un dangereux parasite et l’apiculteur doit veiller à traiter régulièrement ses ruches.

Depuis quelques années,un nouvel envahisseur pose un problème supplémentaire aux apiculteurs français. Il s’agit du frelon asiatique. Cet insecte originaire de Chine s’attaque aux abeilles. Et chaque année de nombreuses colonies sont décimées par cet hyménoptère. Il est nécessaire de mettre en place des stratégies de lutte adaptées. Sinon on risque de perdre ses colonies abeilles. Renseignez-vous auprès des apiculteurs de votre région. Attention, le frelon asiatique est un insecte dangereux. Vous ne devez pas intervenir sur un nid de frelons. Et vous devez rester prudent durant la manipulation des pièges qui contiennent des frelons.

Pour résumer cette introduction à l’apiculture de loisir

L’apiculture est une activité ludique qui est accessible au plus grand nombre. L’apiculture de loisir s’adresse aux passionnés de nature qui veulent contribuer à préserver l’abeille mellifère. Et à ceux qui veulent produire leur propre miel.

On retrouve des apiculteurs aussi bien à la campagne, que dans les centres villes. Si vous respectez la réglementation en vigueur dans votre département, vous pouvez pratiquer l’apiculture pratiquement n’importe où.

Toutefois, rappelons les quelques points à prendre en compte pour devenir apiculteur :

 

  • Débutez par une formation adaptée
  • Soyez prêt à investir plusieurs centaines d’euros dans du bon matériel
  • Faites l’acquisition d’essaims en bonne santé
  • Installer vos ruches dans un environnement riche en fleurs
  • Restez prudent durant la manipulation de vos colonies
  • Placez correctement vos ruches pour ne pas nuir à votre voisinage
  • Inspectez l’état de santé de vos abeilles et traitez contre le varroa

 

Voici pour cette courte introduction à l’apiculture de loisir. Nous espérons que la lecture de l’article vous donnera l’envie de recevoir chez vous des abeilles. Ou bien de vous renseigner davantage sur le monde fascinant de ces insectes sociaux. N’hésitez pas à partager cet article avec vos amis sur les réseaux sociaux ou par email. Vous aiderez ainsi les abeilles. Bonne continuation à vous.

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